jeudi 28 août 2008

CALIFORNIA

Autant vous le dire tout de suite, cette partie du voyage ne s’est pas du tout passée comme j’aurais imaginé. Le plan initial – louer une voiture pour un road trip de Los Angeles à San Francisco – a même été enterré dès l’arrivée à l’aéroport où je n’ai pas pu louer de voiture parce que je n’avais « que » mon permis international (sic).

LOST IN L.A
La rencontre avec les USA a été plutôt troublante. La patrie du dollar, de mickey, de l’individualisme, de la productivité m’a d’abord mise très male à l’aise. Tout me semblait factice (les seins, les nez, les sourires), surfait, intéressé. Les nouvelles du matin parlent de tornades et de condamné « too obese too execute » … (!!!)
Je me sens toute petite, coincée, un peu perdue, vulnérable et je mets donc rapidement au point un plan de sortie (enfin pas si rapidement que ça parce que j’avais aussi oublié que je n’étais pas la seule à passer des vacances dans le coin en plein mois d’août…)

Je profite quand même de la ville et entrevois même un peu de son âme.
Musées d’art contemporain gigantesques, pièces époustouflantes, personnages improbables, boutiques et avenues mythiques, maisons de stars (enfin ça je m’en serais passé) vidéo/performance musicale arty dans un cinéma underground, dîner dans le deli juif, place to be de Fairfax, avec mes nouveaux amis locaux...







Au bout de 4 ou 5 jours et après 10 heures dans un bus Greyhound (à l’opposé du plaisir de conduire sur la route côtière cheveux au vent musique à fond) j’arrive à Santa Cruz… pourquoi Santa Cruz ? Pour voir la ville la plus dissidente des Etats Unis, pour aller à la plage, pour un petit supplément d’âme, pour contraster avec le gigantisme de LA… Mauvaise idée… rien de si spécial dans un Santa Cruz au plus haut de sa saison touristique et toujours ce même sentiment de vulnérabilité.

De guerre lasse, je décide je fuir pour NYC passer un peu de temps en famille et profiter de ma mère en visite chez ma sœur… la Californie j’y reviendrai mais avec un minimum d’organisation, un autre état d’esprit et des complices.

Je verrai quand même San Francisco, en une heure, grâce a James, le chauffeur du shuttle qui s’improvise guide et m’offre un tour express et privé des incontournables de la ville… juste assez pour regretter de ne pas y être venue directement et se promettre d’y revenir un jour…





S’en suit le voyage le plus long, absurde et incongru de tout mon périple. J’arriverai finalement à NYC avec plus de 12 heures de retard sur le planning initial après une nuit à errer dans l’aéroport vide de San Francisco, une amélioration certaines de mes performances en sudoku, un traitement de faveur au passage du poste de sécurité (j’ai eu droit à la totale, machine bizarre pour détecter les traces d’explosif, fouille détaillée de bagage à main etc.) une heure de survol de Chicago pour des raisons de sécurité, une heure de survol de New York pour des raisons météo, deux heures d’attentes au sol pour des raisons d’embouteillage d’avion... Kafka quand tu nous tiens....

1 commentaire:

JPS a dit…

j'hésite un peu...Viens tu de me convaincre que le rêve américain est un terrible mythe? :-)